Elections professionnelles : le SUNDEP Solidaires confortent ses sièges dans ses académies.

mercredi 12 décembre 2018

D’abord nous souhaitons remercier tous les professeurs de la maternelle au supérieur :
pour votre soutien, vos encouragements, et à la mobilisation de nos équipes pour votre participation au premier scrutin, celui du Comité Consultatif Ministériel des Maîtres de l’Enseignement Privé (CCMMEP). Pour le deuxième scrutin, le SUNDEP Solidaires obtient la réélection de ses élu.s dans les sections où il était déjà que ce soit en CCMA et CCMD.

Enfin, grâce au bon sens de notre section de Paris SUNDEP Solidaires Sud enseignement privé et à celui de la CGT enseignement privé, d’élaborer une alliance, ils ont mis leurs forces en commun pour créer une liste commune.
Ainsi, nous avons gagné 2 sièges de titulaires et 2 sièges de suppléants.

La participation globale au premier scrutin du CCMMEP est légèrement en hausse. En 2014, la participation était de 33,65%, en 2018, elle est de 34,22%.

A la fermeture du scrutin du 6 décembre 2018, il y avait 142 262 inscrits, 48 669 votants et 47 055 votes exprimés.

Résultats élections professionnelles 2018 CCMMEP

CCMMEPCFDTSNALCSPELCCFTCCGTCGCFOSUNDEP SolidairesCNMEP
voix 15246 871 13196 11010 3906 757 565 1266 238
% 32,4 1,85 28,04 23,4 8,3 1,6 1,2 2,7 0,51
sièges 4 0 3 2 1 0 0 0 0

Nous remercions tou.te.s les collègues qui nous ont apporté leur suffrage, sans oublier celles et ceux qui auraient voulu le faire mais qui n’ont pas pu en raison d’une procédure de vote assez complexe pour un grand nombre d’entre vous.... Un remerciement particulier aux nombreux militant-e-s qui ces derniers jours ont pris de leur temps pour aider leurs collègues à voter Sundep Solidaires.

Le soir du dépouillement , au ministère de l’Education Nationale, toutes les organisations syndicales du privé étaient réunies. Le SUNDEP Solidaires a été le seul syndicat de l’enseignement privé à lire une déclaration liminaire.

En effet, il était important de recadrer le contexte particulier de ces élections professionnelles 2018 tant sur le manque de moyens octroyé aux organisations syndicales, les dysfonctionnements des mails envoyés qui ne sont jamais arrivés malgré les efforts de l’administration et les dysfonctionnements techniques du scrutin pour la mise en place de ces élections qui s’avère discriminatoire pour les petites organisations syndicales comme le SUNDEP qui n’est pas ou très peu déchargé et qui s’est transformé en véritable assistant en dépannage informatique.

Suite à cette déclaration, l’administration n’a fait aucun commentaire et s’est contentée de la joindre au PV du dépouillement. Le représentant de la CGT enseignement privé a dit devant tous qu’il rejoignait ce que nous disions.

Les organisations syndicales du SNALC et CNMEP ont approuvé également mais en aparté.

La Direction des Affaires Financières (DAF) s’est félicité que le taux de participation ait augmenté depuis 2014 soit 34,22%. Pourtant il n’y a pas de quoi se féliciter alors qu’il y a deux électeurs sur trois qui n’ont pas voté !

Plus inquiétant, le représentant du SPELC tutoie le sous directeur de l’enseignement privé de la DAF, M. Sébastien Colliat et plaisante avec lui. Que penseraient les adhérents de leur organisation syndicale s’ils voyaient cela ?
Continueraient-ils à voter pour ce syndicat qui préfère entretenir de bonnes relations au ministère plutôt que de défendre les enseignants et leur pouvoir d’achat ?

Plusieurs enjeux dans ces élections :

Un enjeu par rapport au taux de participation
Nous pouvons nous rendre compte que cette légère hausse du taux de participation montre que nos collègues ont galéré pour voter : en 2010, c’était le vote papier dans son établissement, un acte concret avec une durée de 3 semaines qui se réduit à une semaine pour un vote abstrait qu’engendre l’électronique (deux étapes : 1-accéder à l’espace électeur ; 2- voter avec code et identifiant). De plus, nos collègues ont compris que la création du CCMMEP en 2014 était une gageure car c’est une instance consultative où tout est décidé par la direction des affaires financières. Les organisations syndicales de l’enseignement privé ne sont que des « marionnettes » au service du ministère.

Un enjeu pour défendre les classes intermédiaires
Le pouvoir veut avoir les coudées franches pour gérer le ministère et ses personnels. Et ne pas s’encombrer des organisations syndicales qui ne feraient que rallonger le temps du dialogue social pourtant indispensable.
Il n’y a qu’à regarder du côté de l’enseignement public et la volonté du ministère de supprimer les commissions paritaires pour « simplifier » la gestion de ses fonctionnaires. Le gouvernement ne recule pas à annoncer la généralisation des contractuels dans la Fonction publique. A l’Education nationale, le ministre défend une « gestion des relations humaines de proximité » qui sera surtout l’occasion de contourner les instances représentatives pour donner plus de pouvoir à la hiérarchie. Un projet qui va de pair avec la rémunération « au mérite ». Dans l’enseignement privé, le ministère est tranquille, les commissions ne sont pas paritaires et juste consultatives. Le SUNDEP Solidaires réclame des commissions paritaires. Aujourd’hui, on peut dire que l’enseignement privé est l’antichambre de ce que veut faire le ministère pour l’enseignement public.

Autre enjeu, le rapport des forces entre organisations syndicales
On le voit clairement dans l’enseignement privé, la CFDT (32,4% des voix) et le SPELC (28,04% des voix) sortent victorieux de ce scrutin au niveau national avec 4 sièges pour le premier et 3 sièges pour le deuxième. La CFTC arrive péniblement en troisème position avec un siège (23,4% des voix). La nouveauté de ce scrutin est l’entrée au CCMMEP cette année, de la CGT enseignement privé qui obtient un siège au forceps (avec 8,3% des voix) . Sa stratégie de mettre en place des listes dans toutes les académies et ainsi grapiller des voix partout où il pouvait a été convaincante.
Le SUNDEP Solidaires espère que cette nouvelle donne permettra d’augmenter le pouvoir d’achat des professeurs et de modifier les situations de précarité extrêmes des délégués auxiliaires.
Un élément important, le SUNDEP solidaires avec la CGT se sont retrouvés unis pour s’opposer aux projets de JM BLanquer, comme on l’a vu le 12 novembre. De même, depuis des années, nous nous heurtons au gel des salaires et à des conditions de travail qui se dégradent. Le mécontentement envers la hiérarchie et l’employeur augmente, par exemple notre volonté de faire reconnaitre la souffrance au travail par les rectorats reste difficile. Est-ce que cela profite automatiquement à nos organisations syndicales ? La mise en place de la confiance entre nos collègues et nos organisations syndicales doit se poursuivre.

En pièce jointe la déclaration liminaire lue au moment du dépouillement le 6 décembre 2018.


Documents joints

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