1er mai : Fête internationale des travailleuses et des travailleurs depuis 1889

mardi 1er mai 2018

C’est en 1889, à Paris, que le congrès de naissance de la IIe AIT (Internationale), décide de faire du 1er mai une journée de mobilisation pour l’obtention des 8h, principale revendication du moment (cf. affiche de Grandjouan)
texte de Mathilde LARRERE, https://twitter.com/LarrereMathilde/status/990514894180110336

Pour l’AIT en 1889 le 1er mai doit être un jour international de manifestations, de protestations.
On encourage les ouvriers à cesser le travail au bout de 8 heures et à déposer, pacifiquement, des pétitions pour les 8 heures de travail.

Pour les anarchistes, c’est un peu mou tout ça, des manifs, des pétitions…. Eux appellent à la révolution !
« il y a trop longtemps que nous dansons devant le buffet vide, nous voulons manger !!! »

Mais le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : La police tire sur les ouvriers : neuf morts.

Avec cette répression sanglante, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

En conséquence, les militants en France épinglent désormais une églantine écarlate, fleur traditionnelle du Nord, en souvenir du sang versé à Fourmies.

Le 23 avril 1919, une loi institue la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée. Il faut dire que le pouvoir craignait tellement le 1er mai 1919 qu’il préfère désamorcer les choses en faisant passer la loi avant !

c’est Pétain qui impose le muguet à la place de l’églantine trop prolétarienne, trop « rouge », trop révolutionnaire !

En avril 1947, le 1er mai est institué jour chômé et payé dans le code du travail, récupération par le mouvement ouvrier de sa date le 1er mai 1947 est d’ailleurs massif.

Ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai. Mais beaucoup auraient préféré « fête des travailleurs », pour bien couper avec les souvenirs de Vichy ...

Le 1er mai revendicatif disparaît dans les années 1950 et 1960, les défilés étant interdits lors des guerres d’Indochine et d’Algérie.

Il faut attendre le 1er mai 1968 pour que la CGT organise une grande manifestation dans les rues de Paris. On était alors à la veille du vaste mouvement social de mai 68…

Si le 1er mai est d’abord une manifestation syndicale (donnant parfois à lire l’unité, à d’autre la division (plus souvent la division, avouons…) Il a toujours aussi mobilisé au delà.

Les organisations d’immigrés et de réfugiés ont été de longue date associés aux 1er mai.

Mais aussi les organisations lycéennes et étudiantes, ainsi que les associations LGBT à partir des années 80, et les mouvements féministes.

Le 1er mai 2002 a lieu après le choc de l’arrivée de Le Pen au second tour L’appel est unitaire et massif à manifester. Syndicats, associations, toutes et tous uni-es. Une des plus grandes manifestations que la France ait connu : 1 million 300 000 personnes dans la rue !

Ce 1er mai 2018, en soutien à la ZAD, au mouvement contre la loi ORE, aux cheminot-es, aux postier-es, aux travailleuses et travailleurs des EHPAD, au service public, aux palestiniens, aux femmes, aux LGBT, aux immigrés, à toutes et tous qui luttent pour un monde meilleur, plus juste DEBOUT !

cf. « La part du rêve »de Danielle Tartakowsky, Hachette Litterature (2005).

Ci-joint également un tract de Solidaires


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